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Bulletin de février

Table des matières

  1. Le département de communication dénonce la fermeture de Bernadette
  2. L’Association des professeures et professeurs de l’Université Laurentienne termine sa grève et dénonce « le fantôme à la table des négociations »

1) Le département de communication dénonce la fermeture de Bernadette

Face à l’abandon des parents du campus par l’Université d’Ottawa, le département de communication a adopté le 5 février une motion affirmant la nécessité de services de garde d’enfants sur le campus et d’un soutien aux parents de l’Université d’Ottawa.

La motion, qui a été adoptée à l’unanimité, affirme le soutien du département de communication envers le maintien d’une garderie sur le campus, demande à l’université de suspendre « toute démarche menant à la fermeture [de Bernadette] » et sollicite une réunion urgente entre l’administration de l’Université d’Ottawa, la direction de Bernadette, les représentant.e.s des syndicats et des associations étudiantes du campus dans le but de soutenir les familles touchées. 

Les membres de l’APUO ont adopté une motion similaire lors de notre assemblée générale annuelle d’avril 2025. Lors de sa réunion du 12 février, le conseil d’administration de l’APUO a adopté une motion réaffirmant son soutien à Bernadette et la nécessité de maintenir la garderie sur le campus.  Les professeur.e.s et bibliothécaires à temps plein sont clairs et nets : un campus complet doit inclure des services de garde d’enfants. C’est pourquoi toutes les autres universités U15 proposent des services de garde d’enfants sur le campus ou affiliés au campus. La présidente Sylvestre et son administration doivent reprendre les négociations avec la garderie Bernadette et honorer leur engagement pris à l’automne 2025 de trouver un autre espace sur le campus.

Agissez en solidarité :

Nous exhortons les membres à écrire à la direction de l’université pour dénoncer cette décision inéquitable et le manque de transparence qui l’entoure, et pour manifester une opposition ferme à la suppression de 49 places de garderie bilingues et subventionnées.

2) L’Association des professeures et professeurs de l’Université Laurentienne termine sa grève et dénonce « le fantôme à la table des négociations »

Les membres de l’Association des professeures et professeurs de l’Université Laurentienne (APPUL) ont ratifié une nouvelle convention collective en début février 2026, mettant fin à une grève de trois semaines, mais l’accord reste profondément marqué par la crise financière et l’insolvabilité dont l’université a récemment fait l’objet.

L’APPUL représente les professeurs.e., les bibliothécaires et les chargé.e.s de cours de l’Université Laurentienne. Leur convention collective a expiré en 2025 et le syndicat a entamé des négociations dans l’espoir de réparer les dommages causés par la procédure de faillite en 2021-2022. Vous vous souvenez peut-être qu’en 2021 et 2022, l’Université Laurentienne est devenue la première institution publique à demander la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC). La décision prise par l’administration centrale de l’université de suivre cette voie a entraîné une restructuration financière qui s’est traduite par la suppression d’une soixantaine de programmes et de plus d’une centaine de postes parmi le corps professoral et le personnel académique. Ces suppressions ont été suivies de trois années de gel des salaires, d’augmentations limitées à 1 % et de la décimation du régime de retraite de l’université, alors que les charges de travail ne cessaient d’augmenter.

Face au refus de l’université de répondre à leurs revendications pour des salaires et des charges de travail plus équitables, l’APPUL a entamé une grève le 19 janvier, soutenue par un mandat de grève de 98 %. Cependant, au cours de leur troisième semaine de grève, le syndicat a appris qu’une entente de prêt conclu avec le gouvernement de l’Ontario pendant la période d’insolvabilité de l’université limitait ce que celle-ci pouvait négocier en matière d’indemnités.

L’entente de prêt provincial avait déjà considérablement entravé les négociations sur le régime de retraite, à tel point que l’APPUL  a déposé une un recours en vertu de la Charte contre le gouvernement de l’Ontario en novembre 2025 pour ingérence dans le processus de négociation collective. Le président de l’APPUL, Fabrice Colin, a déclaré aux médias que le gouvernement provincial était un « fantôme à la table » tout au long des négociations.

Le 8 février, les membres de l’APPUL ont voté à 74 % en faveur de l’acceptation de la dernière offre de l’Université Laurentienne, mais ont également décidé d’organiser un vote de manque de confiance à l’encontre du Bureau des gouverneurs et de la haute direction de l’université.L’APUO a envoyé un don au fonds de grève de l’Association des professeures et professeurs de l’Université Laurentienne et continue d’exprimer sa solidarité envers ses membres alors qu’ils se préparent pour le vote de manque de confiance. Nous tiendrons nos membres informés de tout développement.