L’Université d’Ottawa a décidé d’aller de l’avant avec la fermeture de la garderie Bernadette, notre seule garderie sur le campus qui soutient le corps professoral, le personnel et les étudiant.e.s depuis plus de 35 ans. Cette décision laissera 49 enfants, dont la majorité sont membres des familles d’étudiant.e.s et d’employé.e.s de l’Université d’Ottawa, sans service de garde d’enfants à compter du 31 mai 2026. L’Université d’Ottawa deviendra ainsi la seule université du groupe U15 à ne pas offrir de services de garde d’enfants sur le campus ou affiliés au campus.
Sous la direction de la nouvelle présidente de l’Université d’Ottawa, Marie-Ève Sylvestre, l’Université et les représentant.e.s de la garderie Bernadette avaient commencé à examiner la possibilité de déplacer la garderie vers un autre local situé au 200, rue Lees afin de préserver les services de garde. En décembre, nous avons appris que l’administration avait brusquement mis fin à toutes les discussions concernant le nouvel espace en raison de préoccupations environnementales non précisées. Les représentant.e.s de Bernadette ont demandé à plusieurs reprises des explications concernant ces préoccupations environnementales et ont reçu une réponse le 22 janvier, dans laquelle l’université a réaffirmé sa décision sans fournir d’autres explications.
Agissez en solidarité :
Nous exhortons les membres à écrire à la direction de l’université pour dénoncer cette décision inéquitable et le manque de transparence qui l’entoure, et pour manifester une opposition ferme à la suppression de 49 places de garderie bilingues et subventionnées.
- Marie-Ève Sylvestre, Rectrice et vice-chancelière : msylvest@uottawa.ca
- Éric Bercier, Vice-recteur intérimaire aux finances et à l’administration : vpfa@uottawa.ca
- Annick Bergeron, Secrétaire générale : UOSecretariat@uOttawa.ca
Mise en context :
La garderie Bernadette a été informée de sa fermeture potentielle en 2021, lorsque l’Université d’Ottawa a annoncé son intention de démolir le bâtiment qui abrite la garderie. À la suite de cette annonce, l’APUO, en collaboration avec nos syndicats partenaires et les associations étudiantes du campus, s’est mobilisée pour former une coalition universitaire pour sauver Bernadette. Depuis lors, en collaboration avec Bernadette, la coalition a lancé des pétitions, organisé des rassemblements et assisté aux réunions du Bureau des gouverneurs afin d’exprimer le besoin de services de garde d’enfants de la communauté du campus et d’exiger un nouvel espace pour la garderie Bernadette. Les actions, les communications et les tentatives de la coalition pour rencontrer l’administration centrale ont été ignorées.
L’arrivée de la nouvelle rectrice, Marie-Ève Sylvestre, a redonné un nouvel élan à la campagne visant à sauver la garderie Bernadette. Sous sa direction, l’université et les représentant.e.s de la garderie Bernadette ont commencé à explorer la possibilité de déménager la garderie dans un autre local situé au 200, rue Lees afin de préserver les services de garde d’enfants. Cette initiative a été saluée comme une mesure constructive et une reconnaissance de l’urgence de maintenir les services de garde d’enfants sur le campus.
En décembre, nous avons appris que l’administration avait brusquement mis fin à toutes les discussions concernant le nouvel espace, déclarant qu’il n’était plus possible de l’utiliser. Aucune autre explication, aucun critère ni aucune information complémentaire n’ont été fournis par l’université pour justifier cette décision, malgré de multiples demandes de transparence. La dernière communication de l’administration, datée du 22 janvier, n’apportait aucune explication supplémentaire et réitérait que la garderie devra quitter ses locaux actuels à compter du 31 mai 2026.
Ce revirement soudain et le manque de transparence qui l’entoure sont profondément troublants. Une fois de plus, l’université a pris une décision unilatérale qui affecte directement les conditions de travail et d’apprentissage sans consultation significative ni justification claire. L’absence de justification soulève également des questions quant à l’engagement de l’administration à explorer toutes les options possibles pour soutenir la continuité des services de garde d’enfants sur le campus.
L’APUO continue de soutenir que l’accès à des services de garde abordables et de haute qualité est un élément essentiel d’un environnement universitaire accueillant et inclusif. La présence ou l’absence d’une garderie sur le campus a des répercussions directes sur les conditions d’apprentissage des étudiant.e.s et sur nos conditions de travail. Nous continuerons à faire pression sur l’administration pour qu’elle divulgue toutes les informations relatives à son processus décisionnel et à plaider en faveur de mesures concrètes visant à préserver les services de garde pour la communauté de l’Université d’Ottawa.
D’autres mises à jour seront communiquées dès que de nouvelles informations seront disponibles.