Your browser is not supported

Your browser is too old and may not have the proper accessibility tools to use this website properly, please use Chrome or Firefox.

Bulletin de négociation no 4 et grève possible de l’APEUO

Table des matières

  1. Bulletin de négociation no 4 : Propositions financières et enjeux clés toujours en suspens
  2. Grève possible de l’APEUO

1. Bulletin de négociation no4 : Propositions financières et enjeux clés toujours en suspens

L’équipe de négociation de l’APUO a présenté les propositions financières du syndicat le 9 septembre 2026 et a reçu une contre-proposition de l’employeur le 7 octobre. Vous pouvez consulter les propositions financières de l’APUO ici, et la contre-proposition de l’employeur ici.

Bien qu’il s’agisse d’une étape importante dans les négociations, des questions majeures restent en suspens, notamment les services de garde d’enfants, les mesures de protection relatives à l’intelligence artificielle (IA), le nombre minimum de professeur.e.s et de bibliothécaires à temps plein (plancher d’emploi APUO) et la gouvernance. Jusqu’à maintenant, l’employeur s’est montré peu disposé à prendre des engagements significatifs sur ces questions.

Services de garde d’enfants et IA : nécessité de consultation et de mesures de protection

Bien que ces deux enjeux fassent l’objet de négociation, l’employeur continue d’avancer sur ces deux dossiers. Agir de manière unilatérale sur des questions faisant l’objet de négociation compromet le processus de négociation et risque de présenter aux membres des décisions déjà prises plutôt que des propositions pouvant faire l’objet d’une véritable discussion.

L’employeur a mis sur pied un groupe de travail sur les services de garde d’enfants sans aucune représentation de l’APUO ni d’aucun autre syndicat, et ce malgré les répercussions directes que ces services ont sur nos conditions de travail. Les syndicats du campus, notamment l’APUO, se sont battus pendant des années contre la fermeture de notre seule garderie sur le campus.

Le 6 octobre, l’employeur a annoncé le lancement d’un projet pilote Lumi Pro sur Brightspace, alors même que les mesures de protection relatives à l’IA demeurent un enjeu irrésolu à la table de négociation. La mise en œuvre de l’IA dans l’enseignement et l’apprentissage soulève d’importantes questions concernant la liberté académique, la propriété intellectuelle, la protection des renseignements personnels et l’autonomie pédagogique.

Il est très décevant de constater que l’employeur procède unilatéralement sur des questions que les membres ont identifiées comme des priorités principales de négociation.

Plancher d’emploi APUO et gouvernance

Comme nous l’avons souligné dans notre troisième bulletin sur les négociations, l’Université d’Ottawa a connu une croissance disproportionnée au cours de la dernière décennie. Entre 2016 et 2025, les inscriptions d’étudiant.e.s ont augmenté de près de 15 %, tandis que le nombre de professeur.e.s et de bibliothécaires à temps plein (plancher d’emploi APUO) n’a progressé que de 1,83 %. Parallèlement, l’administration centrale supérieure de l’université a connu une croissance de près de 43 %. Notre ratio étudiant.e.s-professeur.e a atteint 37,5:1, ce qui est bien supérieur à la moyenne provinciale de 33:1 et à la moyenne nationale de 25,3:1.

Les données sont sans équivoque. Il faut augmenter de manière significative le plancher d’emploi de l’APUO. On demande aux membres APUO de prendre en charge une population étudiante croissante sans augmentation significative du nombre de professeur.e.s et de bibliothécaires à temps plein. Cela a des répercussions négatives sur nos charges de travail et sur la qualité de l’enseignement et de la recherche à l’Université d’Ottawa, ce qui mis ensemble réduit notre capacité à participer de manière significative à la gouvernance collégiale.

Au cours de la dernière ronde de négociations, nous avons ajouté à la convention collective une disposition établissant un minimum de 1 335 postes APUO. Cette disposition existait auparavant dans une lettre d’entente. Son inscription dans la convention collective est un gain important sur lequel nous devons désormais nous appuyer pour obtenir une augmentation du plancher d’emploi reflétant la croissance de l’université et les besoins de notre communauté universitaire. Nous devons également assurer la mise sur pied d’un comité mixte APUO-employeur chargé du plancher d’emploi APUO afin de veiller à ce que les priorités d’embauche tiennent compte des besoins en matière d’enseignement et de recherche de toutes les facultés et unités.

Pour obtenir des avancées en matière de plancher d’emploi, de gouvernance et de mise en place de mesures de protection significatives pour les services de garde d’enfants et l’intelligence artificielle, il faut que l’employeur prenne des engagements significatifs.L’équipe de négociation de l’APUO reste déterminée à défendre vos priorités et vous tiendra au courant de l’évolution des pourparlers. Votre appui sera de plus en plus important au cours des prochaine semaines.

Les équipes de négociation de l’APUO et de l’employeur se rencontreront les 24, 25 et 26 novembre.

2. Grève possible de l’APEUO

Comme vous le savez peut-être, l’Association des professeur.e.s enseignant.e.s de l’Université d’Ottawa (APEUO) mène également des négociations avec l’employeur, sans grand progrès à la table de négociation.

Par conséquent, au début de septembre, les membres de l’APEUO ont voté à forte majorité en faveur d’un mandat de grève, avec 88,2 % pour l’unité principale, 73,1 % pour l’unité de l’Institut des langues officielles et du bilinguisme (ILOB) et 100 % pour l’unité de Toronto-Windsor.

L’APEUO et l’employeur ont ensuite entamé un processus de conciliation le 13 septembre, mais n’ont pas réussi à conclure une entente. Le 21 octobre, le ministère du Travail, de l’Immigration, de la Formation et du Développement des compétences de l’Ontario a publié un rapport recommandant de ne pas créer une commission de conciliation (« No-Board report ») entre l’APEUO et l’Université d’Ottawa dans le cadre des négociations collectives concernant l’unité principale du syndicat et l’unité de l’ILOB.

Suite au dépôt d’un tel rapport, il y a une période de 17 jours (pendant laquelle les négociations sont encore possibles) à la fin de laquelle : (1) les membres de l’APEUO peuvent déclencher une grève; (2) l’employeur peut imposer un lock-out; ou (3) l’employeur peut réécrire unilatéralement la convention collective de l’APEUO. La période de 17 jours se termine le 7 novembre. Au moment de rédiger ces lignes, l’APEUO et l’employeur ne sont toujours pas parvenus à un accord.

En cas de perturbation de travail, l’administration centrale pourrait vous demander d’effectuer certaines des tâches des membres de l’APEUO. En solidarité avec nos collègues de l’APEUO, nous encourageons les membres de l’APUO à exercer leur droit de refuser d’accomplir toute tâche des membres de l’APEUO lors d’une perturbation du travail. Nous vous invitons également à transmettre toute demande de travail habituellement effectué par les membres de l’APEUO à votre doyen.ne, à la rectrice et aux vices-recteurs.trices.

L’APUO est solidaire de nos collègues de l’APEUO et de leur lutte pour de meilleures conditions de travail. Nous vous encourageons à soutenir leur demande pour une entente équitable en participant à leur campagne de lettres. Envoyez une lettre aux membres du Bureau des gouverneurs pour leur demander d’intervenir et de soutenir des négociations de bonne foi en vue d’une entente juste et équitable. Vous pouvez personnaliser votre lettre.